Plysorol : 39e jour de combat

Publié le par Solidarité avec les Plysorol

entreprise lutte

 

Les salariés de l’usine de contreplaqué de Lisieux sont appelés à évacuer le site qu’ils occupent depuis 
plus d’un mois, alors que le repreneur libanais, Ghassan Bitar, doit présenter son projet industriel.

C’est aujourd’hui que le repreneur libanais de l’usine de contreplaqué Plysorol de Lisieux doit présenter son projet d’entreprise lors d’un comité central d’entreprise (CCE). Un projet attendu par les 72 salariés qui ont échappé à la vague de licenciements, et plus particulièrement par les 42, censés rester à la production. Parallèlement, les 154 personnes laissées sur le carreau se battent toujours pour obtenir une prime de départ de 20 000 euros. Pour l’heure, ils ne devraient toucher que 
2 000 euros pour dix ans d’ancienneté et 4 000 euros pour vingt ans. Pourtant, Ghassan Bitar a mis à disposition des administrateurs judiciaires une partie des terrains de l’usine pour qu’ils la vendent afin que les associations pour la garantie des salaires (AGS) financent les primes supra-légales. Mais la situation reste bloquée. Raison pour laquelle les salariés occupent le site depuis 39 jours. Hier, un huissier a ordonné l’évacuation de l’usine pour aujourd’hui. « On n’ira pas jusqu’à la force. On va partir, mais dès que le CCE sera terminé, on reviendra s’il n’y a rien de nouveau », prévient Michelle Lemazurier, déléguée FO de Plysorol. Venu soutenir les salariés de Plysorol, Daniel Paul, député PCF, a annoncé qu’il interpellera le ministre de l’Industrie, mardi, pour que « les pouvoirs publics interviennent enfin ».

Ils sont 154, laissés sur le carreau, à toujours se battre pour une prime de départ de 20 000 euros.

 

Pierre Trovel

 

Source.

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Publié dans Presse

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