Plysorol : huit jours de grève de la faim pour Gisèle

Publié le par solidariteplysorol.over-blog.org

Gisèle Aubert, 53 ans, dont 17 ans de Plysorol, a entamé une grève de la faim depuis le 16 novembre.
Gisèle Aubert, 53 ans, dont 17 ans de Plysorol, a entamé une grève de la faim depuis le 16 novembre.

28e jour d'occupation d'usine et 8e jour de grève de la faim pour Gisèle Aubert, 17 ans de Plysorol. « Gigi la battante » veut tenir jusqu'à l'obtention du solde de tout compte.

L'histoire

Calée dans un fauteuil roulant, une couverture de survie sur les genoux et une couette d'enfant sur les épaules, Gisèle Aubert, 53 ans, dont 17 ans chez Plysorol, est en grève de la faim depuis le 16 novembre. Une semaine de jeûne à n'avaler que du café et de l'eau sucrée. « Tout le monde est très gentil avec moi, la solidarité avec les collègues est très forte », avoue d'une voix somnolente, « Gigi la battante », plus habituée à jouer les grandes gueules que les souffre-douleur.

L'idée de se mettre en grève de la faim est arrivée « au hasard d'une conversation avec trois ou quatre collègues » il y a deux mois, « dans le bus qui nous menait au ministère de l'Industrie ». Dans un premier temps, Gisèle abandonne son projet. Puis, elle ressort la menace devant le sous-préfet de Lisieux au moment de la paie d'octobre. Elle est finalement passée à l'acte la semaine dernière, « lorsque l'on nous a annoncé que le solde de tout compte ne serait pas versé avant le 23 décembre. On n'a pas le droit de priver les familles de Noël ! ».

Têtue, Gisèle promet de tenir tant qu'elle n'aura pas l'assurance que les salariés licenciés touchent leur solde de tout compte. Au 7e jour de grève de la faim, elle avoue quelques vertiges, dort désormais sur place dans l'ancienne infirmerie de l'usine pour moins se fatiguer. « Je tiens bon », dit-elle.

 

 

Anne BLANCHARD-LAIZÉ.  Ouest-France

 

 

  

 

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Publié dans Presse

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