Plysorol : le licenciement des 32 derniers débute

Publié le par Solidarité avec les Plysorol

Soutenu par ses collègues, dont Michèle Lemazurier, responsable syndicale FO (en rouge), Jean-Marc Chapperon (au premier plan à gauche), 55 ans, 38 ans d'usine chez Plysorol, repris par le repreneur libanais il y a 77 jours, est convoqué jeudi pour être licencié.
Soutenu par ses collègues, dont Michèle Lemazurier, responsable syndicale FO (en rouge), Jean-Marc Chapperon (au premier plan à gauche), 55 ans, 38 ans d'usine chez Plysorol, repris par le repreneur libanais il y a 77 jours, est convoqué jeudi pour être licencié.

Les salariés de l'entreprise de Lisieux continuent leur descente aux enfers. Jeudi, l'un des 32 ouvriers repris est convoqué pour être licencié par le repreneur.

Reportage

 

« On l'avait dit depuis le début », tempête Michelle Mazurier, responsable syndicale FO. Le visage défait et une boule d'angoisse dans la gorge, elle prend assez mal le tour que prend l'avenir des 32 ouvriers repris en production chez Plysorol à Lisieux. Dans le même temps, les 151 licenciés, attendent depuis deux mo leur solde de tout compte.

« Ils veulent fermer l'usine. Le repreneur, M. Bitar a obtenu que le liquidateur mette à la porte deux salariés sur trois et maintenant, il s'en prend aux quelques-uns qui restent. Un par un. C'est dégoûtant ! »

Dehors comme un chien

Les « repris » ont travaillé 24 heures au mois de décembre, « le temps de balayer les locaux, sans chauffage, par une température de -4° », avant d'être mis en chômage partiel jusqu'au 12 janvier. Parmi eux Jean-Marc Chapperon, 55 ans, dont 38 ans d'usine chez Plysorol. Il vient de recevoir sa convocation, le jeudi 13 janvier, pour un entretien avant licenciement. « J'avais 17 ans quand je suis rentré dans cette usine. Je suis usé du dos, je suis usé des épaules, on n'a pas le droit de me mettre dehors comme un chien. »

Ce grand gaillard aux allures de pirate, qui a été de tous les combats des Plysorol, est abasourdi. Grande gueule, mais le coeur sur la main, il n'a jamais failli depuis 77 jours à prendre ses quarts devant le feu à l'entrée de l'usine. « On s'en prend à moi parce que je n'ai jamais peur de l'ouvrir. Mais j'ai la conscience tranquille. S'ils essaient de me mettre dehors en collant des dégradations ou des menaces envers les cadres sur mon dos, ils se sont trompés d'adresse. »

Le feu aux poudres

Il se voudrait solide comme un roc, mais la nouvelle l'a quand même bien ébranlé. Jean-Marc tente pourtant de ne rien laisser paraître : « On me tape sur la tête parce que je voulais rejoindre le syndicat FO pour continuer le combat. » Un brin stratège, il poursuit : « Ils pensent que s'ils me brisent, les copains viendront leur manger dans la main. Mais ils se trompent. Ils risquent surtout de mettre le feu aux poudres. »

Ouvrier et solidaire, il s'est battu sans relâche pour son usine. Il s'est battu pour ses collègues jusqu'à prendre des coups. Il promet maintenant qu'on ne le « fera pas taire comme ça ».

 

Source.

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Publié dans Presse

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V
<br /> Cela me fait rire, car licencié en 2005 de plysorol, c'était déjà le début de la fin qui finalement a durait.<br /> Lorsque j'ai eu besoin d'aide et comme d'habitude chacun pour soi, les syndicats à ce moment étaient pour la paix sociale...<br /> Je suis même à ce jour assez surpris du temps que cela a durait avant d'en arriver là.<br /> Vraiment désolé pour Jean-Marc que j'ai connu et qui était vraiment un exemple dans le système ouvrier de type "les temps modernes" de Chaplin<br /> Par contre pas du tout pour une en particulier.<br /> Salutations<br /> <br /> <br />
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