Plysorol : les chinois déboutés et reprise de l’activité à Lisieux
Dans son jugement rendu le 15 décembre, le tribunal de commerce de Lisieux (Calvados) met un terme aux revendications de MM. Guohua Zhang et Jungfeng Wu, les deux anciens propriétaires chinois de Plysorol, sur les filiales du groupe au Gabon, exploitantes de bois okoumé.
« Ce dénouement était attendu avec impatience par l'ensemble des salariés de Plysorol au Gabon qui dénoncent depuis plusieurs jours l'attitude irresponsable de leurs ex-patrons », commente Ludovic Doutreleau, avocat du groupe libanais John Bitar, repreneur le 11 octobre du fabricant de contreplaqués Plysorol de Lisieux sur liquidation judiciaire.
« Les deux anciens propriétaires de Plysorol revendiquaient en effet la propriété des filiales gabonaises du groupe en invoquant une cession d'actions à leur profit. En ordonnant l'annulation de ces cessions d'actions au motif que celles-ci avaient été réalisées en violation d'une interdiction précédemment ordonnée par le tribunal de Lisieux, le jugement rendu devrait annoncer la fin d’une polémique introduite par les actionnaires de la société en liquidation pour tenter de se maintenir dans les filiales industrielles et forestières au Gabon ».
La fin de ce nouvel épisode juridique va permettre à Plysorol International, nouveau nom de l’entreprise, d’alimenter en bois ses trois usines françaises. Notamment celle de Lisieux où une cinquantaine des 70 salariés repris sur les quelque 220 de l’ancien effectif de Plysorol, reprennent aujourd’hui le travail pour « remettre en chauffe l’usine ».
Cette dernière est cependant toujours occupée depuis 52 jours par les 151 salariés licenciés qui réclament une prime de licenciement supra légale de 20 000 euros.
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